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Les Balcons de la Durance

5 jours entre St Crépin et La Batie-Neuve

Randonnée de cinq jours "en ligne". Au départ de Saint Crépin (05) Parking à l'aérodrome (demander l'autorisation!)

Niveau: moyen. Longueur: 106 km Alt Mini: 903m Alt Maxi 2106m Durée en selle : entre 6h00 et 7h00

Meilleure période : de juin à octobre.

Carte IGN: Gap Montagne de Céüse (3338ET) Orcières-Merlette Sirac Mourre Froid PN des écrins (3437ET) Embrun Les Orres Lac de Serre-Ponçon (3438ET) Guillestre Vars Risoul PNR du Queyras (3537ET)

 

 

Du 9 au 13 Août 2008 

1° jour (9/08/2008) Saint Crépin – Dormillouse = 5 heures.
Départ de l’aérodrome de Saint Crépin, nous garons les voitures et les vans le long de la Durance, le temps de seller nous démarrons vers 11h direction Champcella via « les Pasques ». Beaucoup de goudron mais les paysages sont sympas, ça monte régulièrement : environ 200 m de dénivelé.
 Casse croûte entre « le Chambon » et « Pallon » puis nous nous engageons dans la vallée de Freissinières par la droite sur une piste le long des prés.
Traversée du village où nous sommes l’attraction du jour ! puis descente sur « les Ribes », changement de rive pour suivre une piste très roulante…. Petit trot et même un peu de galop !
On trouve quantité de gens qui pique-nique le long du torrent, la vallée est très touristique !
 
 
 
Passage d’un pont de bois où, juste devant nous un groupe de 4 randonneurs viens de passer et où un des chevaux a laissé deux fers. Nous trouvons les cavaliers un peu plus loin et après avoir tchaché quelques instants nous les laissons attendre le maréchal ferrant et continuons par la petite route goudronnée jusqu’au fond de la vallée.

Après le parking qui termine la route, nous empruntons un sentier (très fréquenté : nous avons du croiser au moins 100 personnes !) pour monter jusqu’au refuge de Dormillouse (1750m). 

Le Gîte de Dormillouse

Serge (le patron du Gîte / refuge de l’école) nous montre nos places dans la tente que nous allons partager avec un couple et nous donne des piquets pour construire les paddocks.
Arrivent les 4 cavaliers qui ont pu faire referrer le cheval et nous faisons connaissance : le monde (des randonneurs) est petit, nous avons de nombreux amis communs….. Ils passeront le lendemain le col de Freissinières que je n’ai pas osé affronter faute de renseignements fiables… Depuis je sais que ça passe sans problème, sauf s'il reste de la neige!

 
Repas très sympa sur la terrasse : un décor de montagne, le coucher de soleil qui roussi les sommets, le calme loin des routes, près des oiseaux…. Et la fatigue de la journée qui nous pousse vers les lits.
 
2° jour (10/08/2008) Dormillouse – Réotier/Pinfol = 8 heures
Petit déj. de rêve devant le gîte (la lumière du matin par beau temps est d’une beauté…)
Descente par le sentier que nous avons monté la veille, nous croisons de nouveau des troupeaux de marcheurs (j’aime bien ne pas marcher dans le même sens que la foule). Retour sur nos pas (les chevaux le sentent et pressent l’allure), En face de Freissinières nous prenons une jolie petite piste le long du torrent pour passer au-dessus de « Pallon » aux « Rousses » puis au « Serre ».
 
 
 
Casse croûte (dans un charmant petit bois de Tremble) avant Champcella où nous rattrapons le GR 50. Nous suivons la petite route goudronnée (le GR 50 qui coupe certains virages est dangereux pour les chevaux !), après « le Ponteil » le sentier traverse des landes sèches et certains passages sont « techniques » puis, sur l’autre versant, le paysage change radicalement : nous traversons une superbe forêt de mélèze et de sapins. De temps en temps nous avons sous les yeux la vallée de la Durance, Guillestre, Montdauphin, Risoul etc. le bonheur ! ! ! ! !
 
 
 
Après « Mikéou » nous montons une piste puis nous la quittons pour suivre le GR qui emprunte un sentier au lieu dit « Rabastelle ». Après une bonne descente nous arrivons dans une zone rocheuse, je mets pied à terre pour faire une reconnaissance à pied. Heureusement que nous ne nous sommes pas engagés : passage étroit, dalle de roche, blocs : tous les pièges étaient là. (Surtout ne passez pas par là) Par chance le téléphone passe et les gîteurs de « Pinfol » répondent, ils nous indiquent un autre passage (continuer la piste et au bout de celle ci descendre par un sentier non balisé qui rejoint le GR)….Nous avons quand même perdu 1 d’heures et arrivons bien fatigués au gîte. 
 
 
3° jour (11/08/2008) Réotier/Pinfol – Embrun/Caléyère = 5 heures 30
Départ vers 10 h. sur le GR 50 assez bien entretenus sur cette partie, passage délicat pour rejoindre une piste : talus de 4 ou 5 m très raide, les chevaux ont un peu de mal à se lancer… Ensuite passage du « Couleau » à gué ou Michèle préfère traverser à pied et dans l’eau ? ? ? Le sentier emprunte ensuite le tracé d’un ancien canal : c’est bien agréable de marcher à plat ! Le temps commence à se couvrir ! Nous arrivons en vu de Châteauroux.
Casse croûte rapide, le temps est de + en + menaçant. Descente sur Le village par le hameau de saint Marcellin où une voiture bouche le passage des chevaux, son propriétaire met un certain temps (un temps certain !) à comprendre que nous ne cherchons pas notre chemin mais qu’il faut qu’il déplace sa « bagnole ». La vivacité intellectuelle de certain est déroutante ! ! !
Après avoir traversé Châteauroux, nous quittons le GR, qui remonte en direction d’un gîte (qui à refusé de nous recevoir : les chevaux ne sont pas toujours appréciés !) pour couper par les hameaux au sud ouest du village. Arrivés « aux Rozans » la pluie commence à tomber : nous nous mettons à l’abri sous des gros chênes. Après 10 minutes, la pluie tombe toujours et commence à passer sous les arbres, les filles repèrent une grange ouverte et décident de s’y abriter.
Bonne idée, la pluie va durer presque 2 heures et nous passerons tout ce temps dans les quelques m2 de l’abri, à l’étroit mais au sec ! Les chevaux ont été d’un calme étonnant. En temps normal ils sont incapables de rester immobile plus de 5 mn mais là, ils devaient comprendre qu’il valait mieux faire profil bas ! ! ! Dés que la pluie s’est calmée nous sommes repartis bien sec….
Beaux paysages après la pluie et la brume et les odeurs… superbe…. Sommes passés à coté d’un parc à vaches où quelques veaux et génisses nous ont suivis en gambadant : c’est rigolo si les chevaux sont calmes ! (ils l’étaient !). Arrivés au Château de Caléyère, Serge et Aurélie nous rejoignent en voiture pour nous amener leur bonne humeur et nos bagages. Installation des chevaux et des cavaliers chez des amis : merci Pascale et Jean-Marc et Alexandre. Repas à l’auberge paysanne « chez Pascal » un vrai repas rustique avec des produits maison, à se « casser le ventre ».

Accueil possible à 2km: Hameau "les Maures", Hôtel - restaurant "le Chalvet" 04 92 43 03 63
 
4° jour (12/08/2008) Embrun/Caléyère – Réallon/les Gourniers = 6 heures
La journée commence par 550m de dénivelé : ça calme ! les chevaux et les cavaliers / marcheurs…. Nous passons dans des pâturages et des forêts puis, enfin, nous arrivons sur la piste forestière du Mont Guillaume. Casse croûte au belvédère « La Para », superbe point de vu sur le lac de Serre-Ponçon….
Reprise sur la longue piste qui mérite à elle toute seule le nom de « balcon de la Durance » : paysage magnifique (encore !), on ne s’en lasse pas !
Descente vers le hameau en ruine « des Touisses », nous y rencontrons une bergère qui appelle ses vaches comme Emmanuelle Béart dans Manon des sources !
Piste pour rejoindre « les Méans », ce hameau était triste et mal entretenu il y a quelques années. C’est maintenant un endroit charmant où les maisons sont restaurées et fleuries… les temps changent…. Le temps est de nouveau couvert, nous poursuivons sur le sentier GR 50 jusqu'à Réallon.
Changement de rive, nous abandonnons le GR qui monte jusqu’aux ruines du château féodal pour prendre la piste le long du torrent de Réallon.
Nous passons à coté de la base de loisir (pas beaucoup de monde !) et arrivons aux Gourniers.
Accueil très sympa d’Isabelle et Geneviève qui installent nos chevaux dans des « parcs à bestiaux ». Ranch du Pénas Les Gourniers 05160 Réallon
Tél : 04 92 44 38 18
Port : 06 80 32 44 98
Installation au gîte des trois cols, chambre très chouette et très confortable : 1° nuit dans de vrais draps = le bonheur !

5° jour (11/08/2008) Réallon/les Gourniers – La Batie-neuve et fin = 7 h
Départ à 9 h (encore quelques jours et on aurait fini par partir à l’aube !)
Montée régulière et assez faible en passant par les hameaux des Ollieux, des Tomelles et du Bourget.
C’est après que les choses sérieuses commencent : 600m de dénivelé avec quelques passages assez raides, mais que c’est beau la montagne, que c’est beau ! ! ! ! !
Nous arrivons à la cabane pastorale de « Corbières » puis un peu plus haut nous rencontrons la bergère et une partie de son troupeau.
Après lui avoir donné le message de Jean-Claude (berger des Gourniers) nous taillons une bavette (prétexte à nous reposer dans la montée).
Enfin nous arrivons au col de la Gardette (2125m) et là le spectacle est vraiment fabuleux !

Au nord les montagnes de Réallon, au sud la Vallée de la Durance, à l’ouest on distingue le massif de Bure
La descente est un peu longuette, nous arrivons enfin sur une piste qui remonte légèrement. Les chevaux sont reposés, on s’autorise un trot puis un galop jusqu'à une cabane pastorale. Ensuite c’est une petite piste puis, de nouveau le GR qui, après le passage un peu délicat du torrent du Devezet, serpente bien à plat dans une forêt de mélèze : génial…
Un peu avant « Serre l’Eyglier » aire d’envol des para-pentes, nous prenons la piste qui descend vers La Batie-Neuve. Arrivés à la 1° ferme, un étalon arabe nous fait son sketch genre « c’est moi que vl’a ».
Encore quelques km sur le  goudron et c’est l’arrivée. nous montons un petit parc pour les chevaux et on repart en voiture chercher les vans.


Contacts utiles :
Association des Cavaliers Randonneurs Alpins
Gîte de l’école à Dormillouse
Serge au 04 92 20 90 01
Gîte de Pinfol
Gîte des trois cols
Centre équestre des Gourniers

http://www.hotel-restaurant-lechalvet-embrun.com/


Et quelques réflexions…
-    Cette rando est une des plus chouette qui puisse se faire dans les Hautes-Alpes
-   Les paysages sont tous les jours superbes : montagne, pâturage, forêt, architecture des villages, de l’eau partout…
-   Pas de grosses difficultés : les dénivelés sont raisonnables, pas de passage trop vertigineux, le sol est souvent souple etc.
-   Les gîtes de Dormillouses et des 3 cols sont magnifiques et les rencontres qu’ils ont permis me rendront cette rando inoubliable.
-   Les gens du coin nous ont toujours très bien accueillis et donner de bon renseignements.  


Mais aussi:

-   Cette rando n’a pas été facile à préparer
-   Difficulté à trouver des hébergements à bon intervalle
-   Difficulté à trouver des renseignements fiables sur le parcours
-  Les sentiers de montagne sont difficilement praticables avant juillet et après fin septembre, c’est la période où les gîtes font le plein avec les piétons, ils ne sont pas donc pas chaud pour accueillir des cavaliers.
-  Etc…