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L'alimentation du cheval


Calcul d'une ration. Petit résumé d'un sujet très vaste!

L’alimentation : Calcul d’une ration.


Les besoins énergétiques des chevaux sont exprimés en UFC (Unité Fourragère Cheval). Cette unité correspond à la valeur énergétique nette d’un kg d’orge:
1 UFC = 2250 Kcal.
Exemple 1 : Un cheval de selle de 500 kg à l’entretien a besoin de 4,2 UFC/jour.

Les protéines

Les protéines sont un des constituants principaux de l’organisme (muscles, hormones…).

Les protéines sont apportées dans l’organisme, via la digestion, sous forme d’acides aminés. Ces derniers sont nécessaires au fonctionnement de l’organisme et à la synthèse de ses propres protéines. Certains acides aminés, dits indispensables ou essentiels, ne peuvent être fabriqués par le cheval et doivent donc être apportés par l’alimentation. C'est le cas par exemple de la lysine, la thréonine….

Les besoins en protéines sont exprimés en MADC (Matières Azotées Digestibles chez le Cheval), qui sont une évaluation de la quantité d’acides aminés digérés par kg brut d’aliment.

Exemple 1 : Un cheval de selle de 500 kg à l’entretien a besoin de 296 g de MADC / jour.

Les minéraux

On distingue deux types de minéraux :

 > Les macro éléments, dont les besoins sont exprimés en grammes. Ce sont des constituants des tissus.

Le calcium (Ca) et le phosphore (P) sont particulièrement importants pour le développement du squelette, la sécrétion lactée, la contraction musculaire… Il est nécessaire de veiller à l’équilibre entre les apports de Ca et de P (rapport Ca/P compris entre 1,5 et 1,8) pour éviter des pathologies dues à une insuffisance ou à un excès de phosphore par rapport au calcium telles que l’ostéofibrose.
L’apport de sodium (Na) pour les chevaux qui travaillent doit être contrôlé car leurs besoins sont 2 à 3 fois plus élevés que ceux des chevaux à l’entretien. La mise à disposition permanente d’une pierre à sel (NaCl) permet de couvrir les besoins, le cheval autorégulant sa consommation de sel.
Ex. : Un cheval de selle de 500 kg à l’entretien a un besoin journalier de 20 g de Ca, 14 g de P et 10 g de Na.


 > Les oligo-éléments, dont les besoins journaliers sont exprimés en milligrammes.

Présents en faibles quantités, ils sont indispensables au fonctionnement de l’organisme. Ce sont par exemple le fer (Fe), le cuivre (Cu), l’iode (I)…

Les besoins des chevaux en oligo-éléments sont mal connus ; ils sont en grande partie déduits des normes admises pour d’autres espèces.

Les vitamines

Les besoins vitaminiques du cheval et leur couverture sont mal connus.

Hormis les vitamines B et la vitamine D, le cheval est incapable de synthétiser les vitamines. Celles-ci doivent donc être apportées par les aliments de la ration. Les tables INRA présentent les apports journaliers recommandés.

La vitamine A a des actions physiologiques multiples dont certaines sont essentielles pour la fonction de reproduction et la croissance. Besoin journalier pour un cheval de 500 kg : 25 000 à 50 000 UI (unités internationales).
La vitamine D intervient dans l’élaboration de l’os et joue également un rôle correcteur des déséquilibres phosphocalciques. Besoin pour un cheval de 500 kg : 5 000 à 10 000 UI/jour.
La vitamine E participe à la protection de l’organisme, protège les graisses de réserve d’une dégradation et intervient dans les mécanismes énergétiques.
Besoin journalier pour un cheval de 500 kg : 500 à 800 UI/jour.
La vitamine K permet la coagulation du sang. Besoin : 1 mg/ jour pour un cheval de 500 kg.
Les vitamines du groupe B ont chacune une action précise : contraction musculaire pour la B1, métabolisme énergétique pour la B2 et la PP, ainsi qu’une action antianémique pour la B12.
La vitamine C n’est pas indispensable mais peut être utilisée chez le cheval de sport dans le but de stimuler le métabolisme musculaire.


L'eau

Les besoins en eau du cheval sont couverts à la fois par l’eau de boisson et l’eau contenue dans les aliments.

La consommation d’eau dépend de la teneur en matière sèche de la ration et peut varier de 20 à 60 l/cheval/jour. Elle augmente avec l’activité physique, selon l’état physiologique (jument en lactation) ou encore avec la température ambiante.

Les besoins en fibres

Les fibres alimentaires sont l’ensemble des glucides des parois des végétaux, majoritairement valorisés par la flore microbienne du gros intestin.

On estime le besoin minimum en fibres (pectine, cellulose, lignine…) entre 15 et 18 % de la ration (exprimé en cellulose brute).

Les fibres sont indispensables au cheval car elles remplissent plusieurs fonctions :

Bien-être de votre cheval : les fibres, en augmentant la durée d’ingestion, sont un facteur d’occupation et d’apaisement. En effet, dans des conditions naturelles, le cheval passe de 15 à 19 heures par jour à manger. Il est donc nécessaire d’apporter une ration journalière d’une quantité minimale de 5 kg de fourrage sec (ou équivalent) pour un cheval de 500 kg. La quantité minimale conseillée est 1 à 1,5 % de MS du poids vif du cheval.
Usure de la table dentaire : le cheval mâche plus les fourrages (foin…) que les aliments concentrés. Il régule ainsi la longueur de ses dents, notamment ses prémolaires et molaires.
Effet de lest : Les fibres stimulent le transit. Elles sont donc essentielles pour la santé digestive de votre cheval et participent à prévenir certains troubles digestifs (diarrhées, coliques, indigestions, fourbure…)
Intérêt nutritif :  Un foin de bonne valeur alimentaire peut ainsi couvrir la totalité des besoins d'un cheval/poney à l'entretien ou travaillant modérément.