Actualité/Articles

LES VERMIFUGES

(Nouveau tableau des vermifuges disponibles)



1 – Pourquoi vermifuger ?
2 – Que dois-je faire pour éviter un drame parasitaire?
3 – Quand le faire ?
4 – De quoi se compose un vermifuge ?
5 – Dois-je toujours utiliser la même molécule?
6 – Alors quel vermifuge donner et à quelle période ?
7 – Comment administrer le vermifuge concrètement ?
8 – Mon cheval est au pré/ Mon cheval est au box, est-ce qu’il y a des précautions à prendre ?
9 – Faut-il vermifuger les poulains, les juments pleines, les vieux chevaux ?
10 - Où acheter son vermifuge?
11 - Comment identifier les vers?
12 - C’est la première fois que mon cheval sera vermifugé, comment procéder ?
13 – J’ai trouvé des vers/ Mon cheval est très efflanqué (symptôme significatif de la présence de vers) et
semble infesté / que dois-je faire ?
14 - Un cheval peut-il manger immédiatement après avoir été vermifugé ?
15 – Mon cheval peut-il travailler le jour même?
16 – Que puis-je faire pour optimiser au maximum les effets du vermifuge et permettre à l’organisme de mon
cheval de se remettre au mieux de cette agression chimique?
17 – compte tenu du coût élevé des vermifuges duos à faire en décembre/janvier (eqvalan duo, equimax,
equest Pramox…), n’y a-t-il pas d’autres vermifuges efficaces contre les vers plats (tenia) ?
18 – Existe-t-il des vermifuges naturels?


1 – Pourquoi vermifuger?
Comme ça parce que c’est marrant… et pis c’est tout !
Ben non! C’est en prévention ou en traitement ! Pour avoir un cheval sain, en forme, performant bref comme on les aime !
Les parasites intestinaux peuvent provoquer des coliques (on appellera ça l’effet immédiat) mais surtout ils s’attaquent au système digestif et immunitaire des chevaux : au fil des saisons et en toute discrétion, ils les affaiblissent peu à peu (baisse de l’état général, un poil terne, diminution de l’appétit, anémie, diarrhées et constipation, retard de croissance, avortement par colique…).
C’est bon je crois que maintenant, on visualise bien la nécessité de vermifuger régulièrement et convenablement…

2 – Que dois-je faire pour éviter un drame parasitaire?
Concrètement ? Administrer au cheval un vermifuge contenant des molécules aptes à détruire les parasites présents à chaque saison.
Vermifuger son cheval permet de casser les cycles parasitaires.

3 – Quand le faire ?
Minimum 2 fois par an (au printemps et à l'automne : saisons de développement et d'installation des parasites dans les organismes de nos chers compagnons), généralement 3 à 4 fois par an pour un cheval adulte surtout s'il vit au pré, soit :
- Décembre/janvier (pas ultra obligatoire mais c’est la période de développement du ténia)
- Mars/avril
- Juin/juillet
- Septembre/octobre

4 – De quoi se compose un vermifuge ?
De molécules ! Tout simplement….
Chaque molécule lutte contre différents ennemis, c’est pour cela qu’il est nécessaire de savoir laquelle choisir en fonction du génocide que l’on veut provoquer. « Ascaris j’aurais ta peau ! ».
Elles sont plus ou moins efficaces sur les larves ou les parasites adultes, le mieux étant bien entendu celles qui détruisent tout.
Chaque produit a donc sa composition (on va y venir… pas d’affolement… et ça va être tout clair avec le tableau après, un peu de patience…).

5 –Dois-je toujours utiliser la même molécule?
OUI et NON  Ben quoi ça serait bcp moins drôle si on avait juste à choisir un produit pour toute la vie de son cheval,
-------- OUI dans le sens où pour qu’une molécule soit efficace elle doit être administrée plusieurs fois de suite (une rafale de balles vous assura plus de la mort de votre ennemi qu’un tir isolé).
Par conséquent il est conseillé d’utiliser plusieurs fois de suite la même molécule pour qu’elle fasse bien son job (attention ça ne veut pas dire « administrer 10 vermifuges à la suite », je ne veux pas de chevaux morts par sur-médication sur la conscience, ici on parle bien de donner le même type de vermifuges lors de saisons successives).
« Les parasites on en viendra à bout. »
-------- NON dans le sens où l’organisme du cheval risque de s’accoutumer et la molécule à force ne sera plus efficace du tout. Il ne faut pas donner toujours la même molécule.
Il faut donc procéder à ce qu’on appelle une ROTATION LENTE A UN AN OU PAR DEMI-ANNEE des molécules…

En clair, on conserve la même molécule plusieurs saisons de suite pour être sûr qu'elle traite bien, on en change tout de même dans l'année pour éviter que l'organisme ne s'y accoutume.

Exemple de rotation (les lettres représentant une molécule):
Au printemps : vermifuge avec A
En été : encore le vermifuge avec A
En automne : on change pour vermifuge avec B
En hiver : vermifuge encore avec B + pratiquantel (les formules dites "duos", on verra plus bas dans le post pourquoi il est bon d'ajouter du praziquantel ou certaines autres molécules à cette période de l'année)
Au printemps de l'année suivante: vermifuge avec C, on peut aussi tout à fait repartir avec un vermifuge avec A
Et ainsi de suite.

6 – Alors quel vermifuge donner et à quelle période ?
Ah ben en voilà une question qu’elle est bonne !!!
Pour choisir son vermifuge, il faut choisir en premier lieu sa molécule, son arme de destruction massive en quelque sorte. Pour cela, il est nécessaire de :
1 - déterminer quels sont nos ennemis présents sur le territoire (quels vers présents à quelle saison)
2 - opter, dans les molécules efficaces pour anéantir les vers de la saisons, pour une que l’on n’a pas trop utilisée durant l’année qui vient de s’écouler tout en se disant qu’il faudra que je puisse la ré-administrer la fois suivante pour la rendre plus efficace (notre histoire de rotation lente…).

Une fois qu’on a choisi notre arme efficace, soit les molécules efficaces pour la saison, il n’y a plus qu’à choisir son modèle (le vermifuge en lui-même soit la marque et le produit). Et là vous le faites selon vos propres critères : en fonction du prix, de ce que le produit fait en plus (des sabots plus brillants, un œil vif, des dents plus blanches… allez savoir ce que ces laboratoires pourraient nous inventer) ou en fonction de la couleur de l’emballage, du nom du type qui l’a inventé, bref de ce que vous voulez…
On résume le cheminement des neurones dans ce choix:
- En quelle saison sommes-nous ?
- Quels parasites se développent ?
- Quelle molécule les détruit ?
- Ai-je utilisé un peu trop de fois cette molécule récemment ? Pourrais-je éventuellement la ré-utiliser pour la saison suivante?
- Ça colle? ok alors maintenant quelle marque propose un vermifuge qui se compose de cette molécule ?

Je vous met un petit tableau récapitulatif. Vous y trouverez les parasites présents en fonction des saisons, les molécules efficaces, les vermifuges qui sont composés avec, etc.
Bon alors ce fameux catalogue, faites votre choix en fonction de la saison.

 

7 – Comment administrer le vermifuge?
Pour les vermifuges en pâtes (il en existe également en comprimés, liquides…
- Dérangez le cheval avant son repas,
- Positionnez la seringue au niveau de la commissure des lèvres,
- Déposez le vermifuge derrière la langue,
- Maintenez la tête du cheval en l’air quelques dizaines de secondes.
Vérifiez bien sur la notice que la dose que vous lui donnez est en adéquation avec son poids, certains chevaux devront ingurgiter 2 doses pour que cela soit efficace.


8 – Mon cheval est au pré/ Mon cheval est au box, est-ce qu’il y a des précautions à prendre ?
Déjà il est bon de savoir qu’un vermifuge opère sur 2 jours d’où la nécessité de nettoyer/le changer d’environnement 2 jours après le traitement, le temps, passez-moi l’expression « qu’il se vide ».
48 h après le traitement votre cheval est sain et en bon propriétaire consciencieux vous aurez tout cleané pour qu’il ne se réinfecte pas
Grossièrement :
------ Pour les chevaux vivant au box :
Donnez le vermifuge 2 jours avant la cure du box (afin qu’il se vide de ses vers) et si possible juste avant un repas.
La vie au box étant moins soumise au rythme des saisons, ce qui n’empêche la présence potentielle de TOUS les parasites, préférez vermifugez tous les 3 mois.
Veillez après chaque traitement à bien retirer tous les crottins du box comme du paddock.
En cas de paddocks collectifs ou utilisés pour la rotation de plusieurs chevaux, vermifugez tous les chevaux allant dans ce paddock en même temps (ce serait quand même ballot qu’ils se contaminent les uns les autres).
------ Pour les chevaux vivant au pré :
Vermifugez en même temps tous les chevaux qui vivent ensemble au pré, sinon ils risques de se ré-infester les uns les autres.
En cas de changement de pâture, vermifugez 2 jours avant le jour J.
Tout nouvel arrivant au sein d’un troupeau doit lui aussi être vermifugé 2 jours avant d’être intégré dans la pâture.
Les prés situés près de zones humides (marres, étangs, rivières, boxs mal isolés, etc…) sont bien plus propices au développement de la douve et du ténia (toutefois ces deux parasites restent assez rares chez le cheval, on ne vermifuge d’ailleurs pas systématiquement contre eux).


9 – Faut-il vermifuger les poulains, les juments pleines, les vieux chevaux ?
YES of course! Mais avec prudence.
D’une manière générale il convient de vérifier sur la notice l’innocuité pour la jument pleine et le jeune poulain avant d’administrer le produit.
Certaines molécules peuvent s’avérer dangereuses pour les poulains ou les juments gestantes comme le Trichlorfon : bien lire les notices et demander l’avis de son vétérinaire.
- chevaux âgés
Saviez-vous que d’avoir bien vermifugé votre cheval tout au long de sa vie favorise sa longévité ?
Pour les chevaux âgés surtout ne pas interrompre le cycle des vermifuges et si possible alterner avec les même produits que du temps de sa folle jeunesse, bref ne pas trop changer les habitudes.
- Poulains
Les poulains sont particulièrement sensibles aux parasites mais aussi aux substances qu’on leur administre. Il faut opter pour les molécules les moins toxiques et adapter la quantité donnée au poids.
De 0 à 2 ans il est même conseillé de le vermifuger tous les 2 mois.
Le poulain peut être contaminé par sa mère par le lait et les crottins et par l’intermédiaire de son environnement, il vaut mieux traiter la mère en même temps que son poulain.
- Poulinières
Une infection parasitaire peut engendrer un avortement chez la poulinière par le biais d'une colique.
Pour que le poulain ne soit pas directement contaminé par le lait ou les crottins de sa mère (ce qui est assez dangereux), il est vivement recommandé de vermifuger la poulinière 2 à 3 jours avant la mise bas.


10 - Où acheter son vermifuge?
Chez son vétérinaire, à la pharmacie.
En théorie il faut obligatoirement une ordonnance pour obtenir un vermifuge.... dans la pratique les pharmacies font pas trop de chichis.
On en trouve également sur internet, pafois les acheter de façon groupée revient beaucoup moins cher mais c'est à vos risques et périls.


11 - Comment identifier les vers?
Je me permets de citer Giboulée qui avait pris le soin de poster des photos de nos ennemis communs.


- VERS PLATS
(développement en hiver et particulièrement présents en zone humide)
Ténia (taenia)

« Dont l’Anoplocephala perfoliata qui est le ténia le plus fréquent du cheval. Les infestations sont présentes surtout en automne et en hiver chez les chevaux ayant accès à un pré. Elles peuvent être à l'origine de graves troubles digestifs, tels que obstruction intestinale et coliques. »
(Source : Véto santé flash)


- VERS RONDS OU NEMATODES
Ascaris

« Ils infestent surtout les poulains et jeunes chevaux tout au long de l'année et quel que soit leur mode de vie. Les larves lors de leurs migrations peuvent provoquer une bronchopneumonie vermineuse (toux, jetage ...). Les ascaris adultes provoquent des entérites chroniques (perte d’appétit, amaigrissement, augmentation du volume de l’abdomen ...) » (Source : Véto santé flash)

Petits et Grands Strongles

« Les plus fréquents et potentiellement les plus dangereux. II sont présents toute l'année, surtout chez les jeunes chevaux et les adultes, qu'ils vivent au pré ou au box. Ils peuvent provoquer des coliques intenses, douleurs abdominale, inappétence, boiteries et être à l'origine de mort subite par rupture d'anévrisme. Les infestations par les petits strongles appelés encore trichonèmes semblent être de plus en plus fréquentes au cours de ces dernières années. Elles concernent les jeunes chevaux, les adultes mais aussi les chevaux âgés toute l'année qu'ils soient au pré ou en box. Elles s'accompagnent d'anémie, de diarrhées et de coliques. » (Source : Véto santé flash)

OXYURES

« Ils affectent toute l'année les chevaux adultes et âgés vivant exclusivement au box . Ils provoquent des altérations de la muqueuse intestinale et ont une action irritative aux marges de l'anus liée à la ponte des neufs. Le cheval ayant tendance à se frotter contre les murs présente une piètre apparence avec une queue dont les crins sont abrasés. (Source : Véto santé flash)


GASTEROPHILES
qui ont un look hypra reconnaissable....de Gnocchi rouge

« Ce sont des mouches au stade adulte. Elles pondent, au cours de l'été, des oeufs sur les poils des chevaux. Ceux -ci les lèchent puis les avalent. Les œufs donnent des larves qui traversent la muqueuse buccale pour rejoindre l'estomac. Après un parasitisme de 8 à 10 mois, elles sont éliminées dans les excréments. Affection qui touche les jeunes de 8 mois à 3 ans après un séjour au près. L'infestation est présente surtout en automne. Elle se traduit par un appétit irrégulier, un mauvais état général, de l'abattement, coliques occasionnelles… » (Source : Véto santé flash)

Localisation des différents parasites internes:
-Poumons: larves d’ascaris (Parascaris equorum) et de strongyloïdes (Strongyloïdes westeri)
-Foie :larves de strongles (Strongylus equinus)
-Pancréas: larves de strongles (Strongylus edentatus)
-Paroi artérielle: larves de strongles (Strongylus vulgaris)
-Estomac: Tricostrongylus axei adultes, larves de gastérophiles
-Intestin grêle: larves de strongyloïdes (Strongyloïdes westeri) , d’ascaris et de trichonema
-Gros intestin:strongles (adultes et larves)
-Rectum: oxyures (adultes et larves)

12 - C’est la première fois que mon cheval sera vermifugé, comment procéder ?
Il est plus prudent dans ce cas précis de demander l’avis de son vétérinaire : en effet certains chevaux nécessiteront selon leur état, âge, etc… d’être vermifugés en douceur (panacur, strongid, vermifuges un peu plus doux) et/ou d’être vermifugés progressivement (dose donnée en plusieurs fois ou traitement par granulés).
Lorsqu’on ne connait pas le passé du cheval ou que celui-ci n’est pas en bon état, il est souhaitable de faire faire un vrai bilan pour savoir de quelle situation on part : coproscopie (détection de la présence des principaux vers, attention pas fiable à 100%), sérologie plus communément appelée la prise de sang (plus fiable en ce qui concerne douve et ténia).
Si vous vermifugez un cheval pour la première fois avec une molécule quelconque surveillez pendant quelques heures pour être certain que tout va bien.
Il arrive que des chevaux fassent des réactions allergiques à certains produits vermifuges.


13 – J’ai trouvé des vers/ Mon cheval est très efflanqué (symptôme significatif de la présence de vers) et semble infesté / que dois-je faire ?
Avec un cheval très infesté il y a toujours un risque de coliques, ayez de la calmagine à portée de main (si vous savez l’utiliser bien entendu) lorsque vous vermifugerez et surveillez pendant quelques heures. Outre le risque de coliques, il a été rapporté que les parois intestinales de certains chevaux ont véritablement cédées suite à l’administration de vermifuges trop fort ou de façon trop brutale : ces derniers étaient déjà excessivement fragilisés par la présence de vers (rassurez-vous nous parlons ici de chevaux infestés depuis très longtemps, n’ayant le plus souvent jamais été vermifugés de leur vie. Cependant il faut en avoir conscience : un vermifuge administré sans précautions à un cheval dans cet état peut au lieu d’aider, avoir des conséquences mortelles).
Dans tous les cas par précaution, veillez à vermifuger un jour où vous savez que le vétérinaire peut venir en urgence (éviter les week-ends, juste avant l'heure de fermeture du cabinet véto ou après, vacances du véto habituel etc ...).
Les accidents sont rares mais ils arrivent mieux vaut prévenir que guérir.

14 - Un cheval peut-il manger immédiatement après avoir été vermifugé ?
Cela ne pose pas de problème.
Idéalement on laisse manger herbe et foin qui sont à digestion lente et on attend un peu avant la ration de granulés ou céréales qui se digère plus vite et risque de pousser le vermifuge plus rapidement hors de l'organisme.

15 – Mon cheval peut-il travailler le jour même?
De même une fois qu'on est sur qu'il ne fera pas de mauvaise réaction au produit, il peut être travaillé le jour même.
Néanmoins le travail le jour-même ne doit pas être intensif même pour les chevaux dans la force de l'âge et il est déconseillé de travailler les jeunes chevaux (mieux vaut prévoir une journée de repos complète).

16 – Que puis-je faire pour optimiser au maximum les effets du vermifuge et permettre à l’organisme de mon cheval de se remettre au mieux de cette agression chimique?
C'est équivalent à ce qui nous arrive lorsqu'on prend un antibiotique : on a ensuite la digestion fragilisée car la flore intestinale a été en partie détruite sous l'action du produit. On peut donc aider à la reconstituer cette petite flore:
-faire une cure de drainage foie/reins juste après la vermifugation,
- puis une fois cette cure finie donner des probiotiques afin d'aider à la reconstitution de la flore intestinale qui aura été détruite en partie par le vermifuge.
Pour les drainants, c'est souvent des plantes (chez Boiron, AJC Nature, Equinatura
Pour les probiotiques, il y a les levures : ex. la levure de bière (magasins bio).
Les drainants foie et reins et probiotiques il y en a plusieurs marques, on en trouve chez Equi Well AJC Nature, White Horse entre autre (demandez conseil sur ces sites quant aux produits à utiliser en fonction du cheval, de son âge, état, conditions de vie etc ...)
A priori, les drainages pas trop souvent (2 ou 3 fois dans l'année max) et pas de contre-indications pour les probiotiques, au pire s'ils ne sont pas utiles et seront éliminés directement dans les selles.

17 – compte tenu du coût élevé des vermifuges duos à faire en décembre/janvier (eqvalan duo, equimax, equest Pramox…), n’y a-t-il pas d’autres vermifuges efficaces contre les vers plats (tenia) ?
Il n'y pas que le praziquantel, mollécule contenue dans l'equvalan duo, le furelex combi, l'equimax ou l'Equest Pramox qui traite le ténia. On peut penser à d'autres molécules comme le pamoate de pyrantel par exemple, on la dit même beaucoup mieux tolérée.
De plus les produits sont moins chers, ce qui ne sera pas pour déplaire à vos banquiers :)
------ Exemple de vermifuges équin contenant du pamoate de pyrantel : Strongid (supporté même par les juments gestantes ou tout jeunes poulains), Embopate, Pyratap, Exodus, etc...
Même si pour être efficace certains doivent être administrés en posologie double, ils sont souvent beaucoup plus abordables et traiteront en douceur tous les vers sans besoin d'être complétés par une autre molécule. Renseignez-vous


18 – Existe-t-il des vermifuges naturels?
Oui, il existe des plantes qui ont un rôle antiparasitaire reconnu.
Vous entendrez parler de thym, de racines de chiendent, de vinaigre de cidre, d’origan, de grande camomille, de bergamote et même de gingembre, etc…
Le plus connu est certainement l'ail (que l’on dit excellent également pour les voies respiratoires et pour repousser les insectes). On en trouve en copeaux, en poudre et il est également possible de le donner en gousses. Mais méfiez-vous beaucoup de chevaux auront aussi vite fait de vous le recracher.
Certains laboratoires Bio proposent des combinés de plantes, produits vendus dans le commerce.
Sur le sujet des vermifuges naturels de façon générale : le débat reste entier sur leur efficacité.
Certains vétérinaires reconnaîtront que c’est un bon traitement en plus des vermifuges chimiques, rares sont ceux qui disent que l’on peut s’y fier complètement et se remettre à ce seul traitement bio pour prévenir et traiter les infestations.