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    La Communication Animale

Mais qu'est ce que c'est?
Le cerveau humain émet des fréquences qui peuvent être perçues par tous (humains ou animaux). Et réciproquement…
Ces fréquences sont produites par les pensées et les émotions.
L’animal ressent physiquement et émotionnellement, comme nous les humains. La communication permet de recevoir et de transmettre des messages. Elle permet de ressentir les émotions et les pensées de l’animal, de déceler les causes profondes d’un comportement, de ses relations avec les autres animaux ou avec les humains.

Stage 18 et 19 mars

Intervenantes : Pascale et Christelle

·       Intérêt de la Communication animale : améliorer le bien-être de l’animal et de son humain, savoir comment l’animal nous perçoit, connaitre son ressenti sur son environnement, préparer un changement (déménagement, vente etc.), connaitre des éléments de son passé etc.

·       La com. Animale peut inciter ou conseiller mais pas contraindre : ne pas vouloir donner d’ordre, imposer ou tenter de le manipuler. Ce serait inefficace, contraire à l’éthique du communicateur et même contre-productif !

·       L’animal peut refuser de communiquer (toujours lui en faire la demande). Dans ce cas-là renouveler la demande quelques heures après ou le lendemain… Et s’il y a blocage : changer de communicateur.

Comment communiquer

 Faire un « ancrage » : Se concentrer sur un élément de son corps (ventre par exemple) ressentir l’énergie qui s’en dégage puis sentir cette énergie descendre dans ses hanches, ses cuisses, ses genoux, ses chevilles, ses pieds et enfin « visualiser » mentalement ses pieds s’enfoncer dans le sol émettre des racines qui pénètre profondément la terre (énergie tellurique).  Voir détail en annexe
Se mettre mode « onde alpha » : c’est un état de conscience du cerveau humain qui correspond à l’état méditatif (utiliser en méditation, yoga etc.) Pour cela, vider son mental autant que possible pour laisser la place à la perception et à l’intuition. Voir détail en annexe

Faire une « valise » : créer mentalement une valise ou un sac et le remplir de tout ce qui vous parasite et encombre inutilement votre esprit. Comme les pensées négatives, votre culpabilité, manque de confiance en soi, les bruits extérieurs etc. Une fois cette valise remplie, la fermer hermétiquement et la jeter dans une rivière ou un précipice bref un endroit où elle va disparaitre définitivement (pour moi c’est un volcan)
Visualiser l’animal : le regarder attentivement (qu’il soit devant vous ou en photo) jusqu’à ce que son image soit gravée en vous. Se concentrer sur cette image, fermer les yeux, présentez-vous à lui, demandez-lui l’autorisation de communiquer avec lui et si la réponse est oui, commencer à lui poser des questions… en réponse doivent arriver à vous des ressenties…

Mettre un place un protocole mental qui vous convienne : vous ancrer, créer votre valise et visualiser l’animal etc. Il faut que vous trouviez une façon de faire qui vous soit propre et qui soit celle qui vous convienne le mieux. Cela demande donc du temps et de la pratique….
Les réponses peuvent être données sous différentes formes : sensations corporelles, bien être / mal être, chaud / froid, odeurs, couleurs, images, mots…. Là aussi, chacun trouve sa voie !
Il faut être extrêmement attentif à tout ce qu’on peut ressentir et le noter immédiatement. Donc toujours se munir d’un carnet et d’un stylo. Si vous êtes «pollué» en cours de route par un bruit extérieur, un pensée parasite etc. il faut refaire une valise avant de continuer.
Les questions à poser : l’autorisation de communiquer (trouver un code ! par ex, si la réponse est oui, vous ressentez une pression dans la poitrine). L’environnement de l’animal : là où il vit (espace, confinement etc.) ça lui convient ? sa nourriture ? ses sensations (tu as mal ? où ?) Possibilité de lister (visualiser et nommer mentalement) les parties du corps articulations et organes. Comment sont tes relations avec ton humain ? Quelles sont tes activités (ça te va ou pas ?). Ton nom te convient ? Sentir le tempérament de l’animal (joyeux, triste, curieux etc ?). Parle-moi de ton passé ? (Moments agréables, différents humains ou copains ?). Qu’est ce qui te ferait plaisir ? Comment je peux t’aider ? Quelle aide je peux t’apporter ? Que souhaite tu dire d’important pour toi (question ouverte…)
En fin de séance, lui demander s’il considère que pour lui c’est fini ? Le remercier (toujours) pour cette conversation et lui envoyer de la bienveillance et de l’amour !
Toujours noter avec les notes de la communication le nom de l’animal, son espèce, la date + l’heure de début et l’heure de fin de la séance.
Tout ça se fait progressivement : pour les premières communications ne poser que 2 ou 3 questions et ne vous attendez pas à recevoir des réponses très nettes.

Annexes

Les ondes alpha

Si vous ne savez pas méditer : installez-vous confortablement allongé(e) au chaud, un coussin sous la nuque mais pas de gros oreiller, respirez lentement en ralentissant votre respiration comme avant de vous endormir, faites le calme dans votre cerveau, concentrez votre conscience dans votre corps qui s'apaise en partant des pieds jusqu'à votre tête. Cela afin d'abaisser le rythme vibratoire de votre cerveau et de vous mettre en "onde alpha".

Se mettre en ondes alpha

Le cerveau émet des ondes sur des fréquences différentes selon l'état mental. Normalement, dans la vie de tous les jours, notre cerveau émet sur un rythme appelé "beta" entre 13 et 30 hertz, en cas de concentration mentale et analytique intensive, ce rythme peut dépasser 40 hertz. On appelle alors cet état "ondes gamma".

En ondes alpha, le rythme est beaucoup plus lent : entre 8 et 12 Hz. C'est le rythme dans lequel nous nous mettons spontanément avant de nous endormir et dans la phase de réveil. Il correspond à un état de zen ou de prière. C'est le meilleur rythme pour la communication entre l'esprit rationnel et l'intuitivité.

Ces techniques sont largement connues des yogis qui utilisent aussi le mantra "aum", c'est à dire un son d'une vibration lente et sourde pour parvenir à cet état. Certains parviennent à descendre entre 4 et 7,5 Hz sans s'endormir. On appelle cet état "Theta". Il est également excellent pour la méditation et la créativité.

Pratiquement toutes les religions ont trouvé des postures (yoga), des moyens (chapelet), des sons (mantra, cantique, clochettes), des odeurs (encens) qui facilite l'accès à cet état d'ouverture. C'est pourquoi, si vous savez priez, vous savez descendre spontanément en ondes alpha.

L’ancrage énergétique.

Être ancré, c’est être connecté à la terre. C’est se sentir relié. C’est sentir cette connexion profonde qui existe entre nous et la terre, et être dans l’acceptation du moment présent.

Être ancré, en gros, c’est aussi sortir de ses pensées et prendre conscience de son corps dans son intégralité. C’est donc accepter pleinement son corps tel qu’il est et en prendre soin.

C’est habiter complètement ce corps qui est le nôtre et accepter de vivre notre vie ici sur terre.

Un synonyme de s’ancrer est s’enraciner. S’ancrer, c’est s’enraciner dans le sol, dans la terre, dans le réel, dans la matière, dans le présent, dans l’ici et maintenant…peu importe les noms que vous utilisez.

S’ancrer, c’est sortir sa conscience de sa tête … et l’installer dans ses pieds.

C’est sortir du monde des rêves, des pensées, de l’imaginaire, du spirituel… et revenir dans le monde terrestre, réel, corporel, le monde de la matière. C’est être pleinement là, dans le monde physique.

 

 

Ethologie

Prédire le tempérament d'un cheval

le mardi 09 janvier 2007

 

Pour choisir un cheval destiné au sport ou au loisir, le tempérament est le premier critère à prendre en compte. Jusqu'à présent, il n'existait pas de tests objectifs pour sélectionner les chevaux en fonction de leur tempérament. Des chercheurs de l'INRA ont conçus des tests permettant de définir objectivement le caractère des chevaux. Ils ont ainsi montré que le tempérament des chevaux peut être prédit de façon fiable dès l'âge de huit mois.

Prédire le tempérament d’un cheval

Le tempérament du cheval est un facteur primordial pour une utilisation adaptée des chevaux, quelle que soit la discipline pratiquée. Par exemple, pour l’équitation de loisir, les chevaux doivent être calmes et peu réactifs afin de ne pas manifester de réactions de peur exagérées (écarts, emballements) pouvant conduire à des accidents. Hors, jusqu’à présent, il n’existait pas de tests objectifs pour sélectionner les chevaux en fonction de leur tempérament. Pour répondre à la demande des professionnels du monde du cheval, une vaste étude soutenue par les Haras Nationaux(1) se déroule à l’INRA de Tours depuis 2001, visant à créer des tests permettant de prédire le tempérament des chevaux. Les chercheurs ont ainsi montré que le tempérament des chevaux peut être prédit de façon fiable dès l’âge de huit mois. Cette étude a permis de créer au niveau mondial le premier modèle de tempérament équin dont la stabilité à long terme a pu être démontrée.

Une récente enquête des Haras Nationaux a montré que le tempérament est le critère le plus important pris en compte pour l’achat d’un cheval, qu’il soit destiné au sport ou au loisir. Pourtant, jusqu’à présent, il n’était pas facile de détecter rapidement les chevaux au tempérament adapté. Seul le fait de les côtoyer pendant plusieurs semaines permettait de comprendre leur caractère. Les chercheurs de l’INRA, en collaboration avec les Haras nationaux ont mis au point des tests permettant de caractériser objectivement le tempérament des chevaux, comme cela est fait avec les notes de modèles et allures, ou les indices de performance.

Comment mesurer les différents aspects de tempérament du cheval ?

Entre 2001 et 2005, plus de deux cent chevaux ont été testés afin de mettre au point des tests permettant de caractériser objectivement le tempérament des chevaux. Ceux-ci ont été étudiés à l’INRA de Tours, à la station expérimentale des Haras Nationaux de Chamberet ou encore dans des élevages privés. Au cours de cette période, plus d’une trentaine de tests ont été créés afin de mesurer différents aspects de tempérament comme la peur, la motivation sociale (le fait d’accepter ou non d’être seul), la réactivité vis-à-vis des humains, le niveau d’activité général ou encore la sensibilité des chevaux. Après trois années de recherche, une dizaine d’entre eux ont été retenus : en raison de leur facilité de mise en œuvre, de leur fiabilité et de leur répétabilité.

Mise au point de tests originaux

Pour tester la réactivité vis-à-vis des humains, le cheval peut être soumis aux « test de l’homme passif » et « test de l’homme actif ». Les comportements de l’animal sont observés, en présence d’un homme immobile à la porte de son box, ou se dirigeant vers l’animal pour lui mettre un licol. L’observateur prend ici en compte les temps nécessaires pour toucher l’épaule, toucher la tête, mettre le licol en appréciant l’immobilité du cheval et d’autres comportements comme trotter, mordre ou flairer.
D’autres tests concernent par exemple la sensibilité tactile du cheval. Un observateur touche le cheval avec un instrument de mesure tactile, appelé filament de Von Frey. Ce filament est composé d’un stylet au bout duquel est attaché un fil nylon très fin, que l’humain sent d’ailleurs à peine. L’expérimentateur touche le cheval avec ce filament à la base du garrot et observe une éventuelle réponse de frémissement du muscle peaucier. Une grande variabilité des réponses est observée : certains chevaux hypersensibles frémissent systématiquement alors que d’autres ne présentent jamais aucune réaction. Ces tests se sont révélés prédire précisément l’aptitude du cheval à être monté, et notamment sa sensibilité aux aides du cavalier.

Prédire le tempérament du cheval dès l’âge de huit mois

Une étude longitudinale a permis de suivre plus de cent chevaux de la naissance jusqu’à l’âge de trois ans. Elle a montré que le tempérament des chevaux peut être prédit de façon fiable dès l’âge de huit mois.

Cette étude a également permis de s’intéresser aux facteurs génétiques qui peuvent influencer cette mise en place. Un effet de l’origine paternelle a ainsi pu être montré : en fonction de leur père, certains chevaux sont plus peureux, plus motivés socialement ou plus réactifs vis-à-vis des humains que d’autres. Un effet du sexe a également été mis en évidence : par exemple, les hongres (chevaux castrés) sont plus peureux, plus réactifs vis-à-vis des humains, moins motivés socialement et moins actifs que les femelles.

Choisir le profil de tempérament adapté : équitation de loisir ou obstacle et dressage ?

En plus de pouvoir prévoir le tempérament des chevaux, l’objectif de l’étude était également de déterminer quel est le tempérament le plus adapté en fonction du type d’utilisation. On a donc cherché un lien entre les différents aspects de tempérament identifiés et l’aptitude des animaux à être débourrés (être manipulés, tourner en longe, sauter, se promener à l’extérieur). Les analyses ont permis de distinguer deux types de profils :

* Le premier type de profil correspond aux chevaux peu peureux, peu réactifs vis-à-vis des humains, peu motivés socialement et actifs. Ces chevaux se sont montrés être les plus faciles à manipuler et à mener en extérieur ; il s’agirait donc plutôt d’un profil adapté à l’équitation de loisir.

* Le second type de profil correspond à des chevaux plus peureux, plus réactifs vis-à-vis des humains, plus motivés socialement et actifs. Ces chevaux se sont révélés être plus difficiles à manipuler, mais plus performants à l’obstacle et pour le dressage ; ils conviendraient donc davantage aux cavaliers confirmés pour une équitation sportive.

Sur le plan fondamental, cette étude a permis de créer au niveau mondial le premier modèle de tempérament équin dont la stabilité à long terme a pu être démontrée. En terme d’application pratique, cela signifie que des tests simples à mettre en œuvre réalisés dès l’âge de huit mois permettent de prédire l’aptitude des chevaux à être utilisés à l’âge adulte. Une sélection rapide des chevaux en fonction de leur tempérament devient alors envisageable.

Source INRA.

 L'Equitation Ethologique

Selon Élisabeth de Corbigny

L’éthologie (étude du comportement animal) , est une science qui s’apprend en Université ; je ne saurais donc prétendre à aucun titre dans ce domaine.

Cependant , les nouvelles techniques d’éducation et de dressage des chevaux trouvent leur source dans l’éthologie. Certains Américains , en conflit avec les méthodes violentes appliquées généralement aux chevaux, surtout lors des débourrages, ont réussi , à force de les observer  dans leur milieu naturel, à « décoder » leur moyen de communication. Le résultat de ce travail leur à permis de formater des méthodes simples, efficaces, et sécuritaires, mais surtout pleines de bon sens, afin que tout le monde puisse apprendre à mieux communiquer avec son cheval.

La plupart des problèmes « comportementaux » que nous rencontrons avec nos chevaux sont dus  le plus souvent à un manque de compréhension ; nous pouvons les résoudre efficacement et de manière durable si nous nous attachons à comprendre et respecter la nature du cheval , ainsi que la « mécanique » du mouvement.
Certains principes fondamentaux basés sur l’éthologie doivent nous permettre d’améliorer la relation homme/cheval. En voici quelques exemples :

 Ne pas oublier que le cheval est une « proie » et l’homme, un  « prédateur »… à nous de modifier notre comportement et de nous remettre en question!

Agir comme un « leader » digne de confiance et non comme un « chef » autoritaire.

Rendre confortable le comportement souhaité, et rendre la fuite inconfortable.

Trouver un moyen de communication compréhensible pour le cheval, notamment en améliorant notre « langage du corps » et notre capacité de concentration !…..

Si nous souhaitons construire une vraie relation avec les chevaux , en faire des partenaires confiants, volontaires et généreux, nous devons faire l’effort de nous remettre en question et travailler énormément sur nous-mêmes , afin de développer nos qualités et améliorer nos points faibles.

                                                                                                                  

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                          Humour   
                     En Construction
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Littérature

La Noce des Chevaux

Extrait de « que ma joie demeure » : Jean Giono

 

La noce des chevaux dura tout le jour sous un ciel cheval plein de galopades, de nuages et de courses mélangées de l’ombre et du soleil.

L’étalon mordit la nuque de la jument noire. Elle creusa les reins comme pour s’ouvrir sous elle et elle bondit vers les verdures de Randoulet. Ils galopaient côte à côte, leurs crinières fumaient. L’étalon essayait toujours de mordre cette place craquante et chaude derrière les oreilles. La jument sentait sur sa nuque la salive de l’étalon qui se refroidissait dans le vent du galop. Elle avait envie d’ombre, d’herbe et de paix, elle galopait vers l’ombre, l’herbe et la paix. (…)

Vers le milieu du matin, ils abordèrent les grands champs d’herbe que Randoulet avait laissés sur pied. C’était comme un océan de foin frais, mûr au-delà de la maturité, avec les graines, et de chaque côté de chaque tige, deux longues feuilles couleur de tabac. Ça n’avait ni borne ni fin. Ni l’étalon ni la jument ne connaissaient l’herbe libre. Malgré leur grand désir ils se plantèrent tous les deux devant cette immense merveille (…)

Ils entrèrent au pas d’amble dans l’herbe épaisse. Peu à peu l’herbe leur monta jusqu’au poitrail. (…) Au fond dormait l’étang, aplati par son sommeil d’automne. Il reflétait le ciel. Quand les bêtes arrivèrent là, elles sentirent la fraîcheur de l’eau monter le long de leurs jambes. Leurs sabots s’écrasaient dans la boue. Elles reniflaient l’odeur de l’étang. Elles eurent les yeux éblouis par les reflets de l’eau. Elles se mirent à danser sur place et l’eau jaillit en longues flèches blanches qui s’allumaient au soleil dès qu’elles dépassaient les herbes. Alors la fraîcheur leur toucha le ventre et les reins et les cuisses, et se fut déjà comme le commencement de l’amour. Ils sentirent se calmer en eux la sauvagerie de cette ardeur qui les portait l’un vers l’autre. Ils se roulèrent dans l’eau en écrasant les herbes, et les bords de l’étang, et la boue.

A mesure que l’eau les baignait, ils sentaient que l’ardeur sauvage se changeait en tendresse et quant ils se relevèrent, un peu hébétés, frissonnants et couvert de boue, ils se léchèrent doucement le museau l’un de l’autre, d’abord autour de la bouche puis autour des yeux.

Après, comme ils regardaient le vaste monde autour d’eux, ils aperçurent la barre rousse et verte de la forêt. L’étalon posa sa tête sur l’encolure de la jument, ils étaient presque à la lisière de la forêt. Ils s’approchèrent au pas de ces ténèbres pailletées de rayons verts, là ils s’arrêtèrent.

Il s’approcha doucement du grand corps de la jument que les frissons faisaient tressaillir comme un essaim de mouches. Elle creusa ses reins pour s’ouvrir et elle resta ouverte, attendant. Alors, il monta sur elle et lui fit longuement et paisiblement l’amour.

 

Eloge de l'énergie vagabonde  ( Sylvain Tesson)

Dans la steppe j’ai compris la valeur d’une rencontre lorsque, croisant un cavalier, échangeant quelques mots avec lui, je ré enfourchais ma solitude, seule compagne fidèle. J’ai appris à reconnaître, dans le lointain le filet de fumée d’une yourte et à y lire une promesse. J’ai compris qu’un cheval n’est pas une bête et qu’en selle je n’étais pas seul.

Les kilomètres abattus sont le plus grand trésor qu’un homme peut amasser.

 

 

                  Rapport à l'animal et pratique sportive

http://etudesrurales.revues.org/document142.html

http://www.liberation.fr/transversales/weekend/222120.FR.php

 

Catherine Tourre-Malen

Les à-côtés de l'équitation

Résumé

En équitation, le rapport homme-cheval présente deux composantes principales : une composante technique et une composante affective. Cette dernière prend une nouvelle dimension avec l'entrée de l'équitation dans la sphère des loisirs et sa féminisation. Les expressions de l'affectivité envers le cheval, observées lorsque le cavalier, à pied, s'occupe de sa monture, sont particulièrement marquées chez les femmes. Leur comportement traduit une modification profonde des représentations du cheval qui tend aujourd'hui à être perçu comme un animal de compagnie plus que comme un auxiliaire de travail. Cette évolution va à l'encontre d'une des bases de l'équitation sportive, à savoir l'instrumentalisation du cheval.

 

Article « Libération »

L'équitation était un sport masculin, militaire même. Aujourd'hui, elle attire en majorité des juniors. Que s'est-il passé ?

Cette évolution a pris à peine trente ans. Elle est intéressante, car elle est le fruit de tendances qui ont traversé toute la société. Il y a eu d'une part une évolution hédoniste des pratiques sportives, rejetant la compétition, l'effort, directement héritée du «droit au plaisir» porté par l'esprit de Mai 68. Et puis, un changement de vision de l'enfant. A la fin des années 70, on ne le conçoit plus comme un adulte miniature, mais un être que le jeu structure. En équitation, cela s'est traduit par une pédagogie où il n'importe plus tant d'enseigner la technique que de participer au développement du jeune. Je l'ai bien vu, j'ai été membre de la commission pédagogique de la Fédération française d'équitation. L'enfant est placé au centre, l'équitation devenant un moyen de développer la latéralisation, la proximité avec la nature, etc. On a alors conçu des activités ludiques utilisant le cheval. Et les poneys, dont la taille est adaptée à l'enfant, ont alors commencé à déferler sur le monde équestre au point de le faire vivre.

Vous semblez regretter cette démocratisation... 

Je regrette que l'équitation se soit popularisée au prix d'une entrée dans un système marchand et surtout de la mercantilisation de son enseignement. Jusque dans les années 70, les centres équestres étaient des associations loi de 1901, à but non lucratif. Aujourd'hui, ce sont en grande majorité des sociétés privées, sur le modèle des clubs de gym. Les cavaliers sont perçus comme des clients, et les centres comme des prestataires de service. On segmente l'offre pour conquérir de nouvelles niches. Des centres équestres proposent ainsi leur service à des enfants de deux ans, d'autres visent les plus de 60 ans, pour des promenades «au pied du cheval». Le succès du poney est lié à cette économie : il ne coûte pas cher à l'achat, il mange peu et peut vivre dehors, à la différence du cheval. L'approche pédagogique évolue ainsi en fonction de la demande. On se met à l'écoute de la société du risque zéro et on cherche donc, bien logiquement, à disposer de chevaux sélectionnés pour leur placidité. Autrefois, le cavalier devait «faire montre de son courage». Certes, cette marchandisation a aussi des effets positifs: renforcement de la sécurité, diversification de l'enseignement et amélioration du matériel.

Les jeunes sont séduits, et surtout les filles. Pourquoi ? 

Il y a en effet une formidable féminisation de l'équitation, au point que c'est le sport le plus féminin en nombre de licenciés. Les filles sont particulièrement nombreuses dans la tranche des 10-15 ans, mais elles sont majoritaires à tous les âges, sauf au plus haut niveau des compétitions, qui sont mixtes d'ailleurs. C'est comme s'il existait là le même «plafond de verre» que dans le monde du travail... Les femmes ont toujours été acceptées dans le monde de l'équitation. Mais c'est seulement dans les années 30 qu'il a été admis qu'elles montent à califourchon et non plus en amazone. A cette même époque, elles n'ont plus eu besoin d'une autorisation spéciale pour porter le pantalon, interdit aux femmes en France, et dans plusieurs pays d'Europe...

La féminisation de l'équitation n'est-elle pas une expression de libération sexuelle ? 

Il y a une association forte entre cheval et sexe. Monter à califourchon, c'est monter «en homme» et la pratique a longtemps été jugée indécente pour une femme, un peu comme si le cheval devenait alors un partenaire sexuel. Le psychanalyste Bruno Bettelheim dit que l'équitation, pour les filles, assouvit une pulsion sexuelle inconsciente, celles-ci ayant quelque chose entre les jambes. On évoque des orgasmes. Fantasme ? C'est une question qui reste taboue. De même que celle, pour les hommes, de la douleur testiculaire que peut engendrer l'équitation, surtout le saut, et des multiples façons de s'en protéger.

Le «changement de sexe» de l'équitation change-t-il sa pratique ? 

L'entrée des femmes dans le monde équestre a certes introduit une approche plus sentimentale du rapport à l'animal. Surtout avec les petites filles. Elles trouvent là l'occasion de faire du nursing, passant beaucoup de temps à bichonner leur poney, ce qui ne participe pas d'ailleurs de leur émancipation mais du renforcement des stéréotypes de l'éducation des filles. Mais cette approche affective du cheval ne vient pas de la féminisation de ce sport, mais d'une évolution générale, dans nos sociétés, du rapport à l'animal. Et surtout à l'animal domestique. On le considère comme un égal, on souffre avec lui, on refuse son asservissement. Or l'équitation repose fondamentalement sur une instrumentalisation du cheval. Le cheval est respecté, mais soumis. Si l'on refuse cette domination, si on le considère comme un ami, on n'acceptera plus de lui faire prendre des risques, de l'enfermer, de le stresser, bref de le monter. On peut se demander si on ne va pas vers la fin de l'équitation, le cheval devenant un animal de compagnie.

Catherine Tourre-Malen est l'auteur de Femmes à cheval, Belin, novembre 2006, 20 €.

 

 
 

 

Extrait du "Voyage de Favilla"

Voyage d’Italie au nord de Lyon avec un (petit) troupeau de chevaux

Vendredi 15  
Jussel

Il pleut, il pleut, il pleut. En attendant que ça passe un peu pour pouvoir seller les chevaux et prendre la route, on est sous la tente. Au Clot du Dou nous avons rencontré un jeune couple hollandais, Elsevire et Ralf, qui vivaient dans une petite roulotte de bois construite par lui, avec un chien et un chat. Il nous ont offert un dîné au coin du feu avec vue sur les montagnes et la tisane dans la roulotte, très sympa! Quand on s'est croisé, nous avec nos chevaux et eux avec leur roulotte, on s'est dit, "tient, des gens comme nous!", et on a partagé nos rêves le temps d'une soirée. Le lendemain nous attendait une belle promenade toute bien balisée jusqu'à La Bréole, où nous avons trouvé un grand prés clôturé pour les moutons qui convenait parfaitement à nos chevaux. La Nina cette nuit là n'a pas dormi tranquille, elle est habituée à les avoir sous l'oeil près de la tente, et là, le terrain était trop grand, il fallait qu'elle les surveille plus, ses chevaux! Après une nuit bien arrosée nous sommes repartis dans le gris toujours sur ces sentiers pour vtt bien balisés. Maintenant le paysage devant nous s'écrase toujours un peu plus et les chemins sont larges, plats et indiqués, ça fait du bien! Ma soeur Isabelle avait raison, c'est ce qu'il nous fallait pour reprendre courage: on peut enfin monter à cheval, allonger le pas, et on avance bien plus vite! D'un autre côté, fini la liberté qu'offre la montagne, il faut discuter avec les paysans pour passer la nuit dans un morceau de terre herbeux. Hier soir, après une interminable traversée de pommiers et poiriers, nous cherchions un coin pour le bivouac mais il n'y avait que les fruitiers et pas un brin d'herbe.

A sept heures et demi, le gris de la journée commençait à s'assombrir, et il n'y avait toujours rien. Nous découvrons enfin un coin avec des noyers et de l'herbe dessous, nous y attachons les chevaux pour aller frapper aux portes des maisons voisines demander la permission d'y passer la nuit. Quand nous trouvons la grande ferme du propriétaire, sa femme nous refuse l'hospitalité pour les chevaux, dit que l'herbe lui sert pour les moutons, n'a pas de foin à nous vendre et nous étions prêt à reprendre la route quand arrive son mari un peu plus généreux qui trouve un bout de terre à nous prêter, malgré le regard désapprobateur de sa femme. Ce matin il nous porte un petit sac d'orge et quand nous lui demandons le prix du grain, il nous répond qu'il suffit que sa femme ne le voit pas, et c'est cadeau!
Il pleut toujours, il faudra bien se décider à partir sous l'eau, ça n'a pas l'air de vouloir s'arrêter, et nous ne pouvons pas rester ici plus longtemps au risque de créer une crise conjugale... La pluie jusqu'à maintenant nous avait toujours plus ou moins précédée, c'est une des joies de la randonnée qui nous avait été épargnée mais on n'y échappe pas! La tente flottante et les habits trempés, je crois qu'on ne saura apprécier certaines
choses qu'à la fin du voyage, quand on y pensera au chaud dans le salon.....mais quand arriverons-nous?


 
Samedi 16 septembre
Chatillon (Massif de Ceüse)
Nous sommes repartis hier sous la pluie et toujours sous la pluie nous sommes arrivés après Tallard vers un centre équestre que nous avait indiqué un tueur d'animaux aux blagues un peu lourdes sur la chair tendre de mes poulains... Le centre en question n'était pas à la portée de notre porte-monnaie, et nous sommes allés faire notre habituelle demande un peu plus loin, près du château de la Croix où Jean-Michel, éleveur de chevaux, nous a trouvé un prés pour la nuit. Nous avons montés la bâche en prolongement de la tente dans l'espoir de pouvoir cuisiner et manger sans se mouiller, mais la toile qui commence à trouver le voyage long, au lieu d'être imperméable transforme les petites gouttes de pluie en de grosses gouttes... Un peu tristes et humides, nous partons chercher une fontaine pour remplir nos bouteilles, et en passant près du château, un heureux hasard nous fait frapper à la bonne porte.

Laurent nous ouvre sa maison et avec le sourire et la convivialité propres aux gens de montagne il nous offre à dîner des tomates farcies, nous laisse prendre une bonne douche chaude et nous fait passer une agréable soirée au sec et en bonne compagnie. Le lendemain matin on aura même droit au petit-déjeûner, et on profite de ses connaissances de guide de montagne pour nous faire indiquer le meilleur itinéraire à suivre. Merci Laurent et petit Tristan! D'ailleurs à propos itinéraire, pour de nombreuses raisons nous reprenons plus ou moins le projet initial qui est celui de passer à l'Ouest de Lyon, on évite ainsi Le Vercors et La Chartreuse pour suivre ce qui nous semble le plus simple et rapide: la vallée de la Drôme, traverser le Rhône, le parc du Pilat, les monts du lyonnais, et voilà!
Depuis le château nous sommes repartis toujours vers l'ouest en direction du massif du Ceüse que nous avons rejoint par une superbe piste dans la forêt. Pour la nuit il y a une belle herbe verte abondante, Riccardo n'a pas pu s'empêcher de monter une clôture énorme, il ne pourront pas finir toute l'herbe, mais au moins ils seront à l'aise. C'est vraiment pratique la clôture, pas seulement pour tenir ensemble les chevaux et éviter
qu'ils s'éloignent, mais aussi pour délimiter là où ils peuvent manger. Ici c'est plein de champs de luzerne, si on les laissait libres, on verrait arriver des coliques et des paysans en colère... Et puis eux aussi on dirait qu'ils aiment bien rentrer dans le parc le soir, ils s'y sentent peut-être un peu comme chez eux, s'il y a beaucoup d'herbe ils vont y jouer, s'il y en a moins ils se battrons, c'est leur lieu de détente! Et comme les chevaux sont assez habitudinaires, le petit fil blanc qui les entoure devient leur point de repère dans des lieux différents tous les soirs, comme pour nous notre tente orange est un chez-soi itinérant.

Mardi 19 Col de Carabes
Bienvenu dans la vallée de la Drôme, on vient de passer le panneau, on y est! Dimanche nous avons fait une étape principalement sur goudron, mais sur les petites routes il y a très peu de circulation. C'est Rey qui a pris la tête, alors tous derrière à accélerer le pas ou a trotter, on a fait un bon rythme! Le soir on arrive à l'aérodrome d'Aspres-sur-Buëch, un grand haut plateau herbeux. Malheureusement l'herbe est sèche et rase, on se croirait dans la savane, les chevaux devront se contenter de peu.

Leur maîtres aussi d'ailleurs parce que les provisions sont finies, le dimanche tout est toujours fermé, alors ce soir là, en belle équipe unie que nous sommes, tout le monde se serre la ceinture!

Du coup le lendemain on arrive en demi-étape jusqu'à un joli centre équestre (Istresmont) où on s'arrêtera là pour la journée, offrant granulés et foin luzerné aux chevaux.

Céline, la monitrice, nous invite gentiment chez elle, et nous conduit refaire les provisions
nécessaires. C'est Riccardo qui fait le cuisinier italien pour la soirée, et le lendemain on profitera de la
commodité du centre pour recoudre le matériel, faire des modifications et graisser le cuir, le temps que le linge finit de sécher. C'était pratiquement une journée de pause répartie sur deux demi-journées, pratique et efficace! On repart donc du centre dans l'après-midi, mais le GR que nous suivons qui monte au col de Combes   (1 413 m) n'est pas adapté au cheval, très raide, ils glissent dans la montée et de gros cailloux roulent, sans compter que les arbres étroits arrachent les sacoches au passage...

On se croirait comme au bon vieux temps dans l'Appenin! Heureusement on arrive tous sans problème, il faudra juste recommencer à réparer les sacoches qui étaient étincelantes quelques heures avant! Au col de Carabes on croise de sympathiques bergers qui nous indiquent un point d'eau et nous proposent de nous arrêter près de leurs moutons. Il reste un peu d'herbe, ça ira pour cette nuit. Le soleil est en train de se coucher, il ne faut pas tarder à monter le bivouac parce que quand il disparaît, tout se remplit d'humidité et la température descend vite!
Nous apprenons ce soir là la triste nouvelle de la mort de la jument de Flo, la pauvre Quéteuse, survenue dans des circonstances étranges. On partage leur tristesse et attend leur prochaine venue pour les soutenir un peu dans ce moment douloureux. Courage Flo!

 

 

Babette Gallard & Paul Chinn, pèlerins à cheval

 

Nous sommes un couple d'un certain âge, mais très normaux. Nous avons choisi de quitter le monde des affaires pour commencer à vivre celui de nos rêves en voyageant à cheval comme des pèlerins. Nous n'avons aucune croyance religieuse formelle, mais nous partageons l'envie de voir le monde et le besoin de connaître et de participer au monde dans lequel nous vivons.

 
D'abord, nous avons choisi de vivre nos aventures à cheval dans une confusion de sentiments, d'envies toutes personnelles et de romantisme, et aujourd'hui nous sommes heureux de ce que nous avons fait. Les chevaux comme les petits enfants créent un rapport immédiat avec les gens de toutes les cultures. Il n'ont pas été seulement un moyen de déplacement, mais aussi la clef des rapports qui se présentent tout au long de la route.
 

Depuis 2005 nous avons réussi deux pèlerinages à cheval. La première randonnée équestre nous a conduit sur le Chemin de Saint Jacques sur plus 1500 kilomètres du Puy en Velay en France jusqu'à Saint Jacques de Compostelle en Espagne. La deuxième randonnée équestre a conduit nos pas jusqu'à Rome en emprûntant la Via Francigena sur 2000 kilomètres.

 

Nos chevaux, deux trotteurs du nord de la France, ne sont pas les montures idéales pour d'aussi longs voyages. Mais chevaux dévoués, ils nous ont permis d'aller jusqu'au bout et nous ne pouvons plus imaginer un autre pèlerinage sans eux.

 

L'année prochaine nous voyagerons à nouveau le long de la via Francigena, mais à vélo. Notre intention est d'écrire un guide détaillé pour les cyclotouristes, les marcheurs et les cavaliers randonneurs.

 

Après cela nous planifions d'aller jusqu'à Jérusalem, en suivant à nouveau les itinéraires antiques des pèlerins.

 

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Thierry Posty, le cavalier du tour du monde

Thierry Posty nous confie aujourd’hui sa passion et son curriculum équestre impressionnant. Au premier échange le voyageur acceptait de nous communiquer les informations nécessaires à la rédaction d'une trop courte présentation tant il est impossible de résumer en quelques lignes 30 années d’une vie aventureuse parcourant à cheval la planète à la rencontre des gens qui la peuplent et de leurs difficultés avec comme motivation l’aventure bien sûr mais aussi la volonté de contribuer à les aider.

 

 

 

 

Voyage à cheval en Amérique du Sud

 

L'idée de ce voyage s'encre dans mon dernier voyage. Il y a 10 ans, j'ai voyagé en Amérique du Nord, Centrale et du Sud. En Colombie j'ai traversé les Andes à cheval et pendant ces trois jours j'ai pu apprécier une vitesse de croisière agréable qui permet d'avoir suffisamment de temps pour apprécier le paysage et connaître les habitants.

J'ai depuis longtemps l'idée d'entreprendre un voyage à cheval et avec l'inspiration de mon frère, je me suis décidé relativement rapidement de faire ce voyage avec lui. L'Amérique du Sud est pour moi, après mes voyages répétés aux Indes (3 ans au total) une nouvelle découverte.

D'après un message du Suisse André Fischer

 

En avril 2004, André Fisher décidé de réaliser son rêve, voyager à cheval du sud de l'Argentine jusqu'au Costa Rica.

 

Après avoir passé quelques heures sur l'Internet pour visiter thelongridersguild.com et peu après sur worldtrailrides.com, l'information et les carnets de voyage qu'il a lus et relus l'ont motivé encore plus pour entreprendre son voyage à cheval. Laissons André Fischer présenter son aventure.

 

En Suisse à Oberrüti dans le canton Argovie, à la ferme de mes parents, nous avions des chevaux. Mais monter seulement quelques heures deux fois par semaine ne peut pas être comparé à un voyage sur une longue distance. J'ai appris beaucoup en attendant, d'une part sur le travail avec les chevaux et d'autre part sur l'Argentine et ses habitants.

Nouvelles récentes 

André nous a envoyé de message daté du 29 août 2006: Actuellement je fait une pause de 5 jours dans la province de Tucuman. Corazón et Torito sont en forme et provitent de retrouver de l'herbe verte dans le jardin de la République. Depuis le 24/082006, nous avons parcouru 5000 kilomètres nous et sommes encore en Argentine. Pour pouvoir imaginer cette distance dans des régions mieux connues, elle correspond à la distance qui sépare Gibraltar de Moscou parAmsterdam ou celle de New York jusqu'à Los Angeles. Je remercie tous mes nouveaux amis Argentins qui m'ont aidé sur ce chemin. Naturellement, je remercie aussi mon frère, qui a partagé avec moi le début de l'aventure. Commencer à deux un tel voyage a été sûrement plus simple que seul. Et mon plus grand remerciement s'adresse naturellement à mes deux meilleurs amis Corazon et Torito, sans eux j'aurais dû marcher en pôrtant les bagages sur le dos… Mercredi, nous reprenons la route pour les derniers 600 kilomètres jusqu'à la frontière bolivienne. Dans la région de Los Pocitos je chercherai un bon endroit pour mes chevaux… afin qu'ils puissent se reposer pendant les 2 prochainss années. En 2008 je pense reprendre le voyage avec eux, en direction du Costa Rica.

 

Avec mes deux meilleurs amis (Corazón et Torito) nous avons déjà parcouru presque 4400 kilomètres, après avoir commencé le voyage le 9 février 2005 à Rio Turbio (sud-ouest de la Patagonia). Mon frère Erich et ses deux chevaux, Poroto et Mano Fino m'ont les accompagné les 3 premiers mois. Après une pause pour l'hiver, Erich a décidé de ne pas continuer le voyage et ainsi avec mes chevaux j'ai continué dès le 15 octobre 2005 pour la deuxième étape.

 

En janvier j'ai décidé de faire une nouvelle pause de 3 mois, les chevaux n'avaient plus de réserves après un hiver très dur et très long en Patagonie et les deux Criollos avaient besoin de temps pour récupérer. Le 18 avril de cette année nous avons repris le voyage pour parcourir l'étape 3, Corazón et Torito portaient 30 à 40 Kilos de plus. Actuellement nous passons des courtes vacances et continuerons avec la dernière étape pour cette année, qui nous conduira vers fin septembre jusqu’à la frontière bolivienne.

 

Après deux années de congés sabbatique, je chercherai une activité pour retrouver le monde du travail et planifierai la suite tour pour 2008 jusqu'au Costa Rica. Naturellement avec mes deux meilleurs amis — Corazón et Torito. Récemment un Gaucho a dit : "Tu dois être une personne patiente…" Et je pense que c'est vrai, parce qu'un voyage à cheval n’a rien a voir avec la vie quotidienne agitée, à laquelle beaucoup d'humains sont soumis et où tout aurait dû être fait déjà hier. Voyager avec des chevaux dépend trop fortement de l'état des chevaux, des difficultés du chemin et des possibilités de trouver le fourrage et de l'eau.

 

Qui trouve cette paix ou qui l'a déjà, aura beaucoup de plaisir de voyager à cheval.

 

Atacama, les chevaux de lumière…

 

À cheval à travers un des plus hauts déserts de la planète

 

Dans le grand nord chilien, aux confins de la Bolivie, se déploie un des plus hauts déserts de la planète, un des plus captivants aussi. Une expédition hors du commun permet de découvrir l’altiplano minéral: steppe odorante, cactus géant, canyons profonds, oasis miraculeuses et luxuriantes, vallées du Rio Loa ou du Rio Salado, minuscules villages où la vie s’organise autour de cultures irriguées à Toconce et Caspana, troupeaux de lamas à Vegas de Turi, comme à l’âge d’or du peuple “atacameño” avant sa conquête par les Incas… le tout sous la protection des volcans aux cônes parfaits de la cordillère.

 
 

L’atterrissage à Calama (alt. 2 250 m), donne la dimension gigantesque de la mine de cuivre à ciel ouvert de Chuquicamata. À quelques encablures de là, le village de Chiu-Chiu abrite la plus ancienne église du Chili : murs blanchis à la chaux, portes en planches de cactus liées par des lanières de cuir, plafond en bois de cactus… Au petit matin, la cloche teinte rassemblant les fidèles, et symboliquement donne le départ de notre expédition qui nous mènera jusqu’à San Pedro de Atacama. Cette traversée de quelques 300 kilomètres commence par celle d’une plaine aride sous la protection des volcans San Pedro (6 145 m) et San Pablo (6 092 m). Cet étrange désert paraît fabriqué de pierres, de poussières, de rares touffes d’herbes que la lumière illumine. Et pourtant, comme un secret bien gardé, il dissimule des oasis miraculeuses au creux de canyons profonds. Nous longeons l’un d’entre eux : le Rio Salado où l’eau ruisselle en créant un pâturage où se retrouvent canards et troupeaux de lamas. Après le passage du Pont du Diable, notre chevauchée nous conduit au nord, vers les grands volcans, en suivant la spectaculaire cassure du Rio Salado jusqu’à son confluent avec le rio Ukulunche. Ample vallée entre des parois érodées, oies sauvages, ânes sauvages, vizcaches qui se réfugient dans les rochers. Puis le canyon se resserre, devient pur minéral et, passé un verrou rocheux, débouche dans une immense plaine verdoyante où paissent des troupeaux de lamas, chèvres et brebis : les Vegas de Turi, f